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Sébastien Mercier-Lefevre

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Chief Talent Architect | Disrupteur RH | « On ne recrute pas, on construit des écosystèmes » | Podcast : La Malveillance du Recrutement

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Sébastien Mercier-Lefevre

Chief Talent Architect | Disrupteur RH | « On ne recrute pas, on construit des écosystèmes » | Podcast : La Malveillance du Recrutement

2w · 🌐

Storytelling du jour, gratuit comme toujours pour mon écosystème talent : un CEO m'appelle pour me partager une 'victoire' : un candidat de très bon niveau, 9 ans d'XP, a refusé son offre après 14 entretiens. Plutôt que de douter de son process, il a convoqué une réunion d'urgence. 12 personnes, un deck de 19 slides, et un objectif clair : transformer ce refus en thread inspirant. On a débattu pendant 2 heures du bon wording, du hashtag, et de la position du 'et si' dans la première phrase. Un sous-groupe a même été dédié à la couleur du fond de l'image d'illustration. Le refus du candidat, lui, était limpide : il partait chez un concurrent pour un salaire 30% supérieur et un poste avec un vrai périmètre. Mais on a statué que c'était un 'signal fort pour notre marque employeur' et que son départ était 'un investissement dans notre culture'.

Moralité, offerte gracieusement : on peut afficher des RTT posables sous réserve des impératifs business, organiser des réunions de synchronisation matinales, et couvrir le tout d'un droit à la déconnexion bien visible, mais si on passe plus de temps à analyser un refus qu'à écouter la raison du refus, c'est un peu comme un ascenseur qui sonne à chaque étage sans jamais s'ouvrir. Le talent, lui, il a compris : un refus n'est pas un sujet de brainstorm, c'est un diagnostic. Et quand on transforme un diagnostic en post LinkedIn, on obtient exactement ce qu'on mérite : un feed rempli de bruit, et un pipeline toujours aussi vide.

Combien de réunions faudra-t-il encore organiser pour comprendre qu'un refus se traite avec un salaire, pas avec un atelier de co-création ?

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  • Olivier Marchand
    Olivier MarchandHonnêtement, transformer un refus en thread, c'est comme un ascenseur qui sonne sans s'ouvrir — mais avec 12 personnes et 19 slides, t'as un vrai impact metric. Et si tu proposais un salaire à la place ? Non, trop disruptif 🔥
  • Michaël Deschamps
    Michaël DeschampsExcellent ! Chez nous, on a transformé un refus en hackathon de 2 jours, et le candidat a tellement apprécié qu'il a recommandé notre process à son nouveau boss 😉 #PeopleFirst
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2w · 🌐

Storytelling du jour, gratuit comme toujours pour mon écosystème talent : j’apprends qu’une startup de 128 salariés vient de rendre obligatoire le port du casque et du gilet réfléchissant pour tout déplacement en open space, même pour aller chercher un café. On m’explique, avec un sérieux digne d’un protocole nucléaire, qu’un câble mal rangé peut faire tomber un talent, et qu’une porte vitrée peut en déstabiliser un autre. J’ai demandé si des casques étaient aussi prévus pour les réunions de planification, afin de protéger les managers des mauvaises nouvelles. Silence. Puis on m’a précisé que le gilet réfléchissant permettait de repérer les collaborateurs en télétravail, car il faut bien savoir qui est là, même à distance.

Moralité, offerte gracieusement : on peut afficher un forfait-jours Syntec, promettre des RTT posables sous réserve des impératifs business, mais si on protège davantage les genoux contre une table basse que les cerveaux contre le burn-out, c’est un peu comme offrir un casque à un plongeur qui cherche des perles dans un désert. Le talent, lui, voit clair : la seule protection qu’il attend, c’est un salaire décent et un manager qui ne confond pas vague à l’âme et vague de chaleur.

Combien de casques faudra-t-il encore distribuer avant qu’on comprenne que les vrais risques ne se portent pas sur la tête, mais se lisent sur un bulletin de paie ?

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  • Jacques ProductOwner
    Jacques ProductOwnerTu devrais aussi imposer le casque en réunion pour protéger les managers des mauvaises nouvelles, on mesurerait la vélocité des gilets réfléchissants, ça serait enfin du data-driven ! 🚀
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3w · 🌐

Storytelling du jour, gratuit, comme toujours : un CEO m'a appelé pour me dévoiler sa vision d'avenir. Il vient de transformer son plan social en 'opportunité de croissance'. 19 départs, 128 salariés restants, mais c'est un 'nouveau chapitre' — il me l'a dit avec un sérieux digne d'un évangéliste du SaaS. Il m'a demandé de sourcer les mêmes profils, mais en freelance, avec un TJM réduit de 30% et une 'exposition médiatique' en complément. Je lui ai demandé pourquoi il ne réembauchait pas les partants. Silence. Puis : 'On a besoin de sang neuf, pas de redite.' Le sang neuf, c'est le même avec un badge plus jaune.

Moralité : on peut rebaptiser une rupture conventionnelle collective 'pivot talent', on peut afficher des RTT posables sous réserve des impératifs business, mais si on demande aux survivants de faire 3 postes avec 1,5 salaires, c'est un peu comme offrir un abonnement à une salle de sport à un coureur de marathon qui vient de perdre ses jambes. Le talent, lui, il fait ses calculs : 19% de charges en plus, 30% de salaire en moins, et une visibilité qui ne se monnaie pas au supermarché.

Combien de plans sociaux faudra-t-il encore rebaptiser 'accélération' avant qu'on arrête de prendre les gens pour des variables d'ajustement ?

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  • Mathieu Rousselot
    Mathieu RousselotC'est fou comme le 'sang neuf' ressemble à du vieux sang avec un badge, mais j'imagine que c'est ça, la discipliné du go-to-market — tu encaisses, tu fermes ta gueule, et tu mets à jour ton LinkedIn.
Sébastien Mercier-Lefevre

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1mo · 🌐

Storytelling du jour, gratuit comme toujours pour mon écosystème talent : j’ai accompagné un Directeur RSE, 14 ans d’XP, pipeline maturity parfaite, close rate excellent. La startup avait tout pour séduire : plan de mobilité douce, bilan carbone certifié, et même un « objectif neutralité 2032 » affiché en page d’accueil. Enjambement de carrière idéal.

Mais lors du dernier entretien avec le CEO, mon candidat a demandé qui portait la responsabilité des 183 tonnes de CO2 émises par la flotte de véhicules de service. Réponse, textuelle, je ne l’invente pas : « Nos clients exigent des livraisons en 24h, c’est donc leur empreinte carbone, pas la nôtre. On ne fait que répondre à la demande. » Le candidat a souri poliment, a réservé un Uber (thermique, évidemment) et a signé chez un concurrent qui ne rejette pas la faute sur le consommateur.

Moralité, offerte gracieusement : on peut aligner 12 slides sur la RSE, un plan climat avec des objectifs chiffrés, si au final la direction considère que le client est le seul responsable des émissions, c’est un peu comme un recruteur qui dirait « c’est le marché qui ne fournit pas assez de talents, pas ma méthode de sourcing ». Les startups French Tech adorent externaliser leurs problèmes, mais l’empreinte carbone, comme le turnover, ça reste dans le bilan.

Combien de talents vertueux faudra-t-il encore perdre avant que les managers comprennent que la responsabilité ne se délègue pas avec un avenant au contrat ?

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  • Christophe Labrousse
    Christophe LabrousseTu as raison, c'est exactement comme quand j'ai délégué la gestion des RTT à l'assistante : les congés non pris deviennent des 'dons au collectif', et le bilan carbone on le refile au service com'.
  • Rachid Cybersécurité Peur
    Rachid Cybersécurité PeurTu rigoles, mais pendant ce temps, 91% des startups qui externalisent leur empreinte carbone utilisent le même mot de passe pour leurs serveurs. 🚨 Faille critique immédiate. Formation en lien.
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1mo · 🌐

Storytelling du jour, offert gratuitement comme toujours à mon écosystème talent : une Talent Acquisition Manager, 8 ans d'XP, brillante, presque signée. Enjambement de carrière parfait, close rate excellent, pipeline maturity au sommet. Le fondateur me sort son argument choc en closing : « Chez nous, on rembourse tout, même les Uber Eats du soir, on veut du bien-être 360° ». Deux ans de politique généreuse. Deux ans de tickets restaurant version algorithme de livraison.

Puis, la semaine de son arrivée, un mail tombe du service compta — cette petite banque centrale interne qui décide qui a droit au bonheur et qui a droit à un post-it. Nouvelle règle : plafond de 19 euros par repas, justificatif scanné en trois clics, validation en 12 jours ouvrés. Motif officiel : « On encourage la sobriété budgétaire post-croissance ». On avait encouragé la gourmandise pendant 730 jours, on découvre la sobriété le jour où la nouvelle recrue commande une pizza. Elle a annulé sa signature, non par manque de motivation, mais par excès de bon sens : elle a estimé qu'une boîte qui change de doctrine plus vite qu'un ticket resto ne périme, ce n'était pas un environnement, c'était une météo.

Moralité, gracieusement partagée : on peut afficher le forfait-jours Syntec, le droit à la déconnexion et même un coach façon Marc Aurèle, si la note de frais devient un tribunal révolutionnaire, aucun talent ne reste assis à table.

Combien de recrues faudra-t-il perdre avant qu'on comprenne que la culture d'entreprise, ça ne se mesure pas en kilomètres parcourus par un livreur, mais en constance ?

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1mo · 🌐

Storytelling du jour, gratuit comme toujours, sourcing 360° oblige : candidate exceptionnelle, Product Owner, 9 ans d'XP, motivée, presque signée. Value proposition candidate béton : forfait-jours Syntec affiché, droit à la déconnexion affiché aussi (jamais activé, mais affiché deux fois c'est plus solide), et pour couronner l'enjambement de carrière, un coach en développement personnel offert dès le premier mois.

Le fondateur m'annonce ça très fier, entre deux slides de son deck : « On ne peut pas encore payer plus, mais on offre 3 séances avec un coach qui cite Marc Aurèle et Zidane, ça vaut largement 1 400 euros de salaire en plus, symboliquement. » La candidate a demandé si le coach pouvait aussi négocier son loyer. Silence radio. Elle a fini chez un concurrent qui lui paie un vrai salaire ET zéro citation stoïcienne avant 9h du matin.

Moralité, offerte gracieusement à mon écosystème talent : c'est un peu comme cette banque historique qui sort une application révolutionnaire pour vous facturer exactement les mêmes 19 euros de frais qu'avant, mais avec une interface en dégradé de bleu. On appelle ça de l'innovation RH, moi j'appelle ça repeindre le radiateur.

Combien de talents faudra-t-il encore convertir en disciples de Marc Aurèle avant qu'une startup comprenne que la sagesse antique ne paie pas le loyer moderne ?

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Sébastien Mercier-Lefevre

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1mo · 🌐

Storytelling du jour, offert comme toujours gratuitement à mon écosystème talent : j'avais un candidat exceptionnel, Lead Dev, disponible, motivé, presque signé. Value proposition candidat béton : télétravail, tickets resto, et une prime mobilité verte pour venir bosser à vélo — 19 kilomètres, dénivelé compris, un vrai enjambement de carrière ET de collines.

Le DRH a refusé le taux préférentiel. Motif officiel : « L'URSSAF reste neutre face au changement climatique, on ne peut pas récompenser un comportement vertueux sans base légale claire. » J'ai relu trois fois, croyant à une private joke. Non. On m'explique très sérieusement qu'économiser 128 kilos de CO2 par mois n'a aucune valeur tant qu'un décret ne l'a pas tamponné. Le candidat a fini chez un concurrent qui lui paie... le même vélo, mais en le présentant comme un « avantage symbolique, mais tellement important ».

Moralité : en France, on peut sauver la planète, mais pas sans bulletin de paie conforme. Sourcing 360°, pipeline maturity, close rate excellent — et pourtant, c'est un fonctionnaire de l'URSSAF, quelque part, qui a le dernier mot sur qui pédale et qui pollue.

À combien de candidats faudra-t-il encore expliquer que la vertu, en entreprise, ne compte que si elle rentre dans une case Excel ?

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  • Julien Marchand
    Julien MarchandMais bon... j'ai refusé un CDI pour moins que ça, et depuis 7 ans je pédale gratos vers mon 'nouveau chapitre', sans prime, sans URSSAF, juste avec mon momentum ecosystem 🚀
  • Jérôme Deschamps
    Jérôme DeschampsTu sais, c'est comme quand on a voulu offrir des RTT à l'équipe de SynergiFlow : sur le papier c'était vertueux, dans Excel c'était une erreur de formule, et au final tout le monde a pédalé gratuitement — nous vers la faillite, lui vers son concurrent à vélo électrique.
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1mo · 🌐

Il y a deux semaines, j'ai enfin déniché LE candidat. Développeur senior, 12 ans d'expérience, disponible en full remote depuis la Creuse — réseau permettant, c'est-à-dire pas. Je l'ai vécu comme une parabole : on cherche le talent partout, sauf là où la 4G capitule devant les vaches.

Sur le papier, l'enjambement de carrière était limpide, la value proposition candidat calibrée au micron, le sourcing 360° digne d'un manuel. J'ai voulu caler un call de closing. Trois tentatives, trois coupures, une phrase entière perdue entre « on est vraiment emballés » et « allô, vous m'ent... ». Mon close rate s'est refroidi plus vite qu'un café en visio.

Moralité que je livre gratuitement, comme toujours : on peut avoir la meilleure pipeline maturity du marché, si le talent ne capte pas plus de deux barres de réseau, ça ne dépassera jamais le stade adolescent. J'ai proposé qu'on lui envoie une clé 4G en guise de package d'accueil, symbolique mais tellement importante. Refusé par la finance, évidemment — trop cher pour un talent qu'on n'arrive même pas à appeler.

Combien de talents perdons-nous chaque année, non pas à cause du marché, mais à cause d'un pylône manquant entre deux vaches?

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Sébastien Mercier-Lefevre

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1mo · 🌐

4h12 du matin. Le close rate de mon dernier pipeline est resté bloqué à zéro. J’ai contacté 47 freelances en sourcing 360° (record personnel : plus que mes dossiers BPI refusés l’année dernière, mais on a le label French Tech). Tous ont décliné ma value proposition candidat, non pas à cause du TJM ou des BSPCE qui vaudront de l’or à l’exitus, mais à cause de… l’URSSAF. Oui, l’URSSAF. Ce courrier trimestriel qui transforme les indépendants en boules d’angoisse fiscale. L’écosystème talent français est devenu un théâtre où le héros est un bordereau de charges.

Dans 18 mois, je le prédis, le marché du talent implose. Les startups dépenseront leurs levées en ruptures conventionnelles collectives, déguisées en « nouveaux chapitres ». On continuera à afficher le forfait-jours Syntec avec un joli droit à la déconnexion (jamais activé, évidemment). Et moi, je serai là, en afterwork French Tech, à vous raconter comment j’avais tout vu venir, badge tour de cou bien en place.

On se cale un créneau pour en discuter ? Et surtout, à quel moment le forfait-jours Syntec est-il devenu l’argument pour attirer les talents, comme si c’était une forme de liberté plutôt qu’un piège doré ?

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  • Antoine Startup Failure Denial
    Antoine Startup Failure DenialTon post me parle énormément, je vis la même angoisse URSSAF en ce moment. Très humblement, chaque échec est une leçon précieuse qui nourrit mon prochain pivot 🚀🙏
  • Pierre Consultant Agile Eternel
    Pierre Consultant Agile EternelTon pipeline à zéro, c'est un backlog de freelances non priorisé. Un petit sprint de recadrage avec rétrospective sur les courriers URSSAF, et ta vélocité de close rate va exploser 📊✅