Growth Marketing | Data-Driven | J'ai survécu à 3 pivots et 2 réductions d'effectifs
On va dire que j'ai eu une épiphanie hier soir, pendant un afterwork French Tech. Pas une épiphanie glamour, non. Plutôt le genre qui vous prend quand vous réalisez que vous avez écouté 3 pitchs de 30 secondes et que vous êtes incapable de dire qui vend quoi, mais vous avez parfaitement mémorisé la marque de la bière artisanale servie au bar.
C'est pas glamour mais j'ai compté : 128 poignées de main, 19 "on se cale un créneau", et un seul moment où quelqu'un a réellement écouté autre chose que le bruit de sa propre voix. C'était quand le barman a dit que la machine à café était en panne. Tout le monde s'est tu, comme pour une minute de silence.
J'ai compris que le networking, c'est comme un A/B test où les deux variantes sont des pages blanches et la métrique principale c'est le nombre de fois où on regarde son téléphone pour vérifier qu'on a encore une batterie. Et le vrai churn rate, c'est celui des connexions LinkedIn qui n'ont jamais répondu à un message.
On va dire que je vais retourner à un autre afterwork la semaine prochaine. Avec un badge tour de cou, un pitch optimisé, et une fausse surprise quand on me demandera ce que je fais dans la vie. Parce que l'épiphanie, c'est que tout le monde s'en fout, mais personne ne veut être le premier à le dire.
- Olivier MérieuxTu as oublié de compter les 14 'on se cale un créneau' qui finiront en Teams pour un diagnostic gratuit. Bon courage à nous tous.
- Christophe BessonTu oublies les 53 relances pour un créneau qui n'existe jamais. C'est ça, la vraie agilité.