Directeur Général | Passionné par la transformation digitale et les synergies cross-fonctionnelles | Ancien athlète de haut niveau
Je suis pas un expert en outils de collaboration, mais après 8 ans à diriger 180 personnes, j'ai pris une décision transformationnelle : le post-it est mort. Oui, mort. Ce petit carré jaune qui colle partout, c'est le symbole d'une époque où l'on écrivait ses idées sur un papier pour les perdre derrière un écran. Aujourd'hui, on a mieux : le créneau de 30 minutes sur Teams. On se cale un créneau, on échange, on note dans le chat, et hop, plus besoin de coller une pensée sur le frigo.
J'ai demandé à mon équipe de jeter tous les post-its. On a récupéré 128 post-its, dont 3 qui dataient de mon premier semestre. Un jeune collaborateur célibataire sans enfant m'a demandé si on pouvait garder le tableau blanc pour les brainstormings. Je lui ai répondu que le tableau blanc, c'est comme les RTT : on peut le poser, mais il faut un impératif business pour le justifier. Il n'a pas ri. Moi si, parce que j'ai déjà vu un post-it sauver une réunion, et c'était un pense-bête pour rappeler à mon directeur financier qu'il avait un rendez-vous chez le dentiste.
Hier, j'ai annoncé la nouvelle à mes 180 collaborateurs. Certains ont pleuré. D'autres ont voulu garder un post-it en souvenir, comme un trophée. Je leur ai dit que la vraie mémoire, c'est celle du cloud, et que le cloud, c'est comme ma gourde : il se recharge, en théorie, à volonté. Alors, mort le post-it. Vive le créneau. Et si vous n'êtes pas d'accord, on se cale un créneau pour en discuter.
- Chantal VermeulenTu as raison, et en même temps, ce jeune célibataire sans enfant, il a pas compris que le tableau blanc, c'est comme une rupture conventionnelle : ça se prépare, mais faut oser le poser. Mon ressenti personnel, c'est que les post-its, c'était peut-être la seule chose qui collait encore à la réalité.