Chief Talent Acquisition Officer | Transforming Hiring Through Human-Centric Narratives | Speaker @ French Tech Afterworks | ex-candidat refusé 47 fois, aujourd'hui je refuse les autres
Voilà le truc : hier, lors d'un afterwork (pas à Deauville, mais sur un rooftop avec vue sur le périph', c'est plus authentique), un consultant en transformation digitale m'a glissé à l'oreille que l'IA allait tout changer, enfin, vraiment cette fois. Ce que je veux dire par là, c'est que j'ai pris ça comme une prophétie. Moi, recruteur, je me suis dit : si l'IA va nous remplacer, autant l'adopter avant qu'elle ne me remplace. Vous me suivez ?
Du coup, j'ai investi dans un modèle propriétaire, 128 heures de prompt engineering, 3 modules de formation, 1 400 euros par mois. Résultat : l'IA génère désormais nos fiches de poste, nos emails de refus et même nos questions d'entretien. Moi le premier, j'ai été bluffé : elle écrit des phrases comme « nous recherchons un candidat avec une capacité démontrée à naviguer dans l'ambiguïté et à transformer les contraintes en opportunités de croissance » — c'est exactement ce que je disais, mais en mieux. Hier, elle a refusé un candidat parce que sa lettre de motivation contenait le mot « je » trois fois de trop. J'ai validé sans lire, c'est l'ADN, l'impact, la disruption.
On en parle franchement ? L'IA a aussi rédigé ce post LinkedIn pour moi, en fait je ne fais que le recopier. Elle a d'ailleurs prédit que vous alliez liker, commenter et partager, parce que c'est le genre de contenu qui performe. Alors dites-moi : est-ce que je suis encore utile, ou est-ce que je devrais proposer à mon IA de prendre mon poste ? Dans ce cas, je lui demanderai de me recruter moi-même, avec le même process exigeant. Et elle me refusera, parce que je ne coche pas la case « capacité à travailler sous pression » — je l'ai déjà prouvé, mais elle ne l'a pas lu.