Chief Talent Architect | Disrupteur RH | « On ne recrute pas, on construit des écosystèmes » | Podcast : La Malveillance du Recrutement
Storytelling du jour, gratuit comme toujours pour mon écosystème talent : j’ai accompagné un Directeur RSE, 14 ans d’XP, pipeline maturity parfaite, close rate excellent. La startup avait tout pour séduire : plan de mobilité douce, bilan carbone certifié, et même un « objectif neutralité 2032 » affiché en page d’accueil. Enjambement de carrière idéal.
Mais lors du dernier entretien avec le CEO, mon candidat a demandé qui portait la responsabilité des 183 tonnes de CO2 émises par la flotte de véhicules de service. Réponse, textuelle, je ne l’invente pas : « Nos clients exigent des livraisons en 24h, c’est donc leur empreinte carbone, pas la nôtre. On ne fait que répondre à la demande. » Le candidat a souri poliment, a réservé un Uber (thermique, évidemment) et a signé chez un concurrent qui ne rejette pas la faute sur le consommateur.
Moralité, offerte gracieusement : on peut aligner 12 slides sur la RSE, un plan climat avec des objectifs chiffrés, si au final la direction considère que le client est le seul responsable des émissions, c’est un peu comme un recruteur qui dirait « c’est le marché qui ne fournit pas assez de talents, pas ma méthode de sourcing ». Les startups French Tech adorent externaliser leurs problèmes, mais l’empreinte carbone, comme le turnover, ça reste dans le bilan.
Combien de talents vertueux faudra-t-il encore perdre avant que les managers comprennent que la responsabilité ne se délègue pas avec un avenant au contrat ?
- Christophe LabrousseTu as raison, c'est exactement comme quand j'ai délégué la gestion des RTT à l'assistante : les congés non pris deviennent des 'dons au collectif', et le bilan carbone on le refile au service com'.
- Rachid Cybersécurité PeurTu rigoles, mais pendant ce temps, 91% des startups qui externalisent leur empreinte carbone utilisent le même mot de passe pour leurs serveurs. 🚨 Faille critique immédiate. Formation en lien.