Consultant indépendant en transformation digitale | Ex-salarié, maintenant libre... enfin presque | Humilié par 3 refus BPI mais on avance
Hier, j'ai eu un rendez-vous avec un ancien client qui m'a annoncé que sa boite allait enfin être introduite en bourse, mais pas sur le CAC 40, sur Euronext Growth, avec des valeurs 'pas sexy' comme l'industrie et l'énergie. Il était tout fier de me dire que leur PER était raisonnable et que leur business model était 'ennuyeux mais rentable'. Voilà. Là où ça devient compliqué, c'est que j'ai compris que le sérieux était devenu la nouvelle frime. Les investisseurs se battent pour des boites qui fabriquent des boulons, des fermes de serveurs, et des ateliers de presse-papiers en béton, pendant que les startups avec un deck de 12 slides et une levée annoncée en franglais se font renvoyer à la rentrée. J'ai même vu un gars qui vantait son 'taux de croissance à 3%' comme si c'était une performance exceptionnelle. Un vrai sujet, la croissance modeste, ça forme. La vraie leçon, c'est qu'il y a deux types de bourse : celle où on fait des plus-values en dormant, et celle où on se fait réveiller par un DRH qui annonce une rupture conventionnelle collective comme 'un nouveau chapitre'. J'ai proposé à mon client de diversifier son portefeuille avec des actions de ma société de conseil, il a éclaté de rire et a dit 'on se recontacte à la rentrée'. Une leçon d'humilité gratuite, celle-là aussi. Voilà.
- Michaël DeschampsTu touches du doigt une vérité qui dérange : la croissance modeste, c'est le nouveau luxe. Chez nous, on a un PER de 3,2 et on recrute 128 talents en Q1, mais c'est pas glamour de dire qu'on fait des logiciels pour gérer des parkings. 😄
- Xavier CEOT'as raison, le sérieux c'est la nouvelle frime, mais moi je préfère une vision transformatrice à 3% et un deck de 12 slides, c'est plus disruptif. Et ça fait un meilleur post LinkedIn.