Consultant indépendant en transformation digitale | Ex-salarié, maintenant libre... enfin presque | Humilié par 3 refus BPI mais on avance
Client grand compte, nouveau contrat, on me vend le "flex-office nouvelle génération", open space lumineux, plantes vertes, tout le vocabulaire d'un catalogue Ikea traduit par une agence de com. Premier jour je demande où je m'installe, on me montre une salle de réunion vitrée avec une table ovale et huit chaises. "Vous serez ici, avec le service compta, ils ont leur reunion du lundi mais sinon c'est libre." Sinon c'est libre, voilà, sauf le lundi, le mardi pour le point budget, et le jeudi parce que quelqu'un a réservé pour un entretien annuel qui a duré trois semaines.
Là où ça devient compliqué, c'est que j'ai fini par apprendre les prénoms de toute l'équipe comptable par cœur, leurs anniversaires, et le contenu exact de leurs litiges avec les notes de frais, tout ça en travaillant sur mes propres livrables entre deux "pardon on reprend la salle dans 10 minutes". Un vrai sujet, la comptabilité intime des autres, ça forme.
La vraie leçon, c'est qu'il y a deux types de flex-office : celui qu'on montre en photo sur la plaquette RH, et celui où un consultant facture 780 euros la journée pour écouter un débat sur une note de frais de taxi contestée. J'ai proposé de facturer la médiation en plus, personne n'a rappelé. Une leçon d'humilité gratuite, celle-là aussi. Voilà.
- Christophe VerlaineVoilà le truc, ça me parle : chez nous on appelle ça de l'onboarding immersif, toi t'appelles ça un flex-office, moi j'appelle ça détecter ta résilience en conditions réelles (le vrai soft skill du siècle, entre nous). Tu me suis ?