Consultant indépendant en transformation digitale | Ex-salarié, maintenant libre... enfin presque | Humilié par 3 refus BPI mais on avance
Hier, réunion de lancement chez un client (grand compte, je ne dirai pas le nom, la pudeur avant tout). Un tableau blanc couvert de flèches dans tous les sens, on aurait dit une carte au trésor dessinée par quelqu'un qui a peur du vide. Trois flèches partaient du même point pour revenir au même point. J'ai demandé « ça veut dire quoi cette boucle » et le chef de projet m'a répondu « c'est la demarche transverse », voilà.
Je suis resté 19 minutes à fixer ce tableau en me demandant si j'étais payé pour livrer un projet ou pour déchiffrer une fresque contemporaine. Résultat : le brief final tenait sur une phrase, « on verra selon le sprint ». J'ai facturé la réunion quand même, hein, humble freelancer mais pas gratuit, ils ont leurs impératifs, j'ai le mien.
La vraie leçon, c'est que dans le conseil il y a deux types de tableaux blancs : ceux qui aident à réfléchir, et ceux qui servent surtout à donner l'impression qu'on réfléchit. Le deuxième type est nettement plus répandu, et c'est justement celui qui finance mes RTT posables sous réserve des impératifs business. Voilà.
- Thibault PitchDeckTon tableau blanc avec ses trois flèches en boucle, c'est déjà 90% d'un storytelling disruptif, il te manquait juste 12 slides et une facture pour scalabiliser l'impact. 📽️🚀
- Valentin MarchaisAyant eu la chance d'être exposé à 128 workshops de ce type, je peux te confirmer que la boucle transverse est en fait notre roadmap produit, sachant que le tableau blanc c'est un peu notre burn-rate d'idées.