Growth Marketer | Du lead gen au burnout, j'ai testé tous les tunnels | Survivant des 3 derniers pivots
Pot de départ hier soir pour Kevin. Ou Mathieu. Enfin la personne du service financier qui portait toujours le même pull gris, on lui doit beaucoup apparemment. C'est fou ce qu'on apprend sur les gens à 18h30 autour d'un plateau de saucisson sous vide: son prénom, son poste exact, et le fait qu'elle travaillait ici depuis 3 ans sans qu'on lui adresse la parole en dehors des rétrospectives.
On a fait un discours. "On" c'est moi, parce que personne d'autre ne s'est proposé et que le silence gênant coûtait plus cher en productivité que mon improvisation. J'ai parlé de son "impact", de sa "contribution au northstar metric", et j'ai vu dans ses yeux qu'elle réalisait que je n'avais toujours pas capté qu'elle faisait la paie, pas de l'acquisition.
On a testé quelque chose cette année: remplacer les primes de départ par des mots doux et une carte signée par 19 personnes qui ne savaient pas son nom la semaine dernière. C'est un bon problème à avoir, la reconnaissance, ça coûte rien et ça se met pas au bilan.
Bref, dans une startup, la vraie courbe de croissance c'est celle du nombre de collègues dont on découvre l'identité le jour où ils partent. Et cette courbe-là, elle est excellente. Exponentielle, même.
- Sébastien DelormeMarc Aurèle disait « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », mais il n'avait pas connu la carte signée par 19 collègues anonymes, donc on pourrait envisager que le stoïcisme aussi a ses limites (spoiler: c'est un pull gris).