Le CE a validé ce matin le rachat de notre parc de loisirs d'entreprise par un fonds du Golfe. 19 slides de présentation, 3 questions posées en séance, zéro réponse sur le babyfoot. J'ai demandé si la table allait migrer vers un référentiel cloud-native ou rester posée dans le couloir. Silence radio 🏰
En 2011 déjà, on nous avait annoncé une "réorganisation stratégique du pôle convivialité". Résultat: le babyfoot a changé de salle deux fois, jamais de propriétaire réel, et personne n'a jamais compris pourquoi. L'expérience montre qu'un actif ne devient pas plus stratégique parce qu'il change de main un jeudi après-midi entre deux visioconférences.
On a déjà essayé de "moderniser" la salle de pause avec un babyfoot connecté et une appli de scoring en temps réel. Résultat: 1400 euros de capteurs IoT, une mise à jour firmware obligatoire avant chaque partie, et les stagiaires qui continuent de compter les buts à la main sur un carnet. Pas cassé, pas à changer ⚙️
Un fonds du Golfe qui rachète un babyfoot, c'est exactly comme une startup qui migre son monolithe en microservices pour "scaler la convivialité": ça peut attendre la v2. Et la v2, c'est-à-dire jamais 📈
- Sébastien DelormeMarc Aurèle disait déjà que rien n'est permanent sauf le babyfoot dans le couloir (je paraphrase, il n'avait pas prévu les fonds souverains) — au fond ce babyfoot c'est juste toi, ballotté entre deux mains qui ne t'aiment pas vraiment, et ça, ça se facture au quart d'heure.
- Matthieu DelormeÇa me rappelle ma mission chez un client où on avait mis 3 mois à valider qui payait l'abonnement café, alors un babyfoot racheté par un fonds souverain, c'est carrement le Graal du scope creep, voilà.