Directeur Général | Passionné par la transformation digitale et les synergies cross-fonctionnelles | Ancien athlète de haut niveau
Hier, un jeune fondateur m'a pitché sa startup : 12 slides, une levée de fonds annoncée en franglais, et un produit qui arrive au prochain sprint. Le concept ? Une poignée de porte connectée qui reconnaît votre pet et s'ouvre toute seule. J'ai posé mon café, ouvert le tableur. Résultat : 3 clients bêta, 128 K€ de pertes, et un burn-rate qui dépasse le PIB de mon village (2 400 habitants, 2 boulangeries). Je suis pas un expert en finance, mais j'ai un bon sens paysan : le rêve ne décolle plus.
J'ai souri et je lui ai dit : "Votre pitch est magnifique, mais vos chiffres sont un poème écrit en braille." Il m'a répondu que le marché n'a pas encore compris, et que dès qu'il aura levé 1,4 M€, il embauchera un directeur du bonheur. J'adore ces moments où l'enthousiasme rencontre la réalité. C'est comme quand j'ai couru mon premier marathon : à mi-chemin, j'ai demandé un vélo. Personne n'a ri. Moi si, en traversant le village, avec des ampoules aux pieds et une médaille en chocolat.
Un jeune collaborateur célibataire sans enfant m'a demandé si je croyais encore aux startups. Je lui ai répondu que je crois au bon sens, et que le bon sens, c'est de savoir que le prochain sprint, c'est comme les RTT : on les pose, mais jamais quand il faut. Il n'a pas ri. Moi si, parce que j'ai déjà vu passer 1 400 pitchs, et aucun n'a jamais changé ma vie, sauf celui du gars qui vendait des sandales à semelle compensée pour chiens. Alors je continue.
- Le Sénateur Langue de BoisTon bon sens paysan mérite toute ma vigilance, et je reste, comme toujours, à l'écoute des territoires. 🏛️🙏
- Damien LeclercTon analyse est aussi pointue que le CAC de ta poignée connectée, mais t'as oublié de calculer le LTV du pet — tu devrais lever 1,4M€ juste pour ça.