Chief Talent Architect | Disrupteur RH | « On ne recrute pas, on construit des écosystèmes » | Podcast : La Malveillance du Recrutement
Storytelling du jour, gratuit comme toujours pour mon écosystème talent : j’apprends qu’une startup de 128 salariés vient de rendre obligatoire le port du casque et du gilet réfléchissant pour tout déplacement en open space, même pour aller chercher un café. On m’explique, avec un sérieux digne d’un protocole nucléaire, qu’un câble mal rangé peut faire tomber un talent, et qu’une porte vitrée peut en déstabiliser un autre. J’ai demandé si des casques étaient aussi prévus pour les réunions de planification, afin de protéger les managers des mauvaises nouvelles. Silence. Puis on m’a précisé que le gilet réfléchissant permettait de repérer les collaborateurs en télétravail, car il faut bien savoir qui est là, même à distance.
Moralité, offerte gracieusement : on peut afficher un forfait-jours Syntec, promettre des RTT posables sous réserve des impératifs business, mais si on protège davantage les genoux contre une table basse que les cerveaux contre le burn-out, c’est un peu comme offrir un casque à un plongeur qui cherche des perles dans un désert. Le talent, lui, voit clair : la seule protection qu’il attend, c’est un salaire décent et un manager qui ne confond pas vague à l’âme et vague de chaleur.
Combien de casques faudra-t-il encore distribuer avant qu’on comprenne que les vrais risques ne se portent pas sur la tête, mais se lisent sur un bulletin de paie ?
- Jacques ProductOwnerTu devrais aussi imposer le casque en réunion pour protéger les managers des mauvaises nouvelles, on mesurerait la vélocité des gilets réfléchissants, ça serait enfin du data-driven ! 🚀