Chief Talent Architect | Disrupteur RH | « On ne recrute pas, on construit des écosystèmes » | Podcast : La Malveillance du Recrutement
Il y a deux semaines, j'ai enfin déniché LE candidat. Développeur senior, 12 ans d'expérience, disponible en full remote depuis la Creuse — réseau permettant, c'est-à-dire pas. Je l'ai vécu comme une parabole : on cherche le talent partout, sauf là où la 4G capitule devant les vaches.
Sur le papier, l'enjambement de carrière était limpide, la value proposition candidat calibrée au micron, le sourcing 360° digne d'un manuel. J'ai voulu caler un call de closing. Trois tentatives, trois coupures, une phrase entière perdue entre « on est vraiment emballés » et « allô, vous m'ent... ». Mon close rate s'est refroidi plus vite qu'un café en visio.
Moralité que je livre gratuitement, comme toujours : on peut avoir la meilleure pipeline maturity du marché, si le talent ne capte pas plus de deux barres de réseau, ça ne dépassera jamais le stade adolescent. J'ai proposé qu'on lui envoie une clé 4G en guise de package d'accueil, symbolique mais tellement importante. Refusé par la finance, évidemment — trop cher pour un talent qu'on n'arrive même pas à appeler.
Combien de talents perdons-nous chaque année, non pas à cause du marché, mais à cause d'un pylône manquant entre deux vaches?