Consultant indépendant en transformation digitale | Ex-salarié, maintenant libre... enfin presque | Humilié par 3 refus BPI mais on avance
Hier, visite médicale obligatoire pour un nouveau client grand compte. On m'explique que leur mutuelle "premium freelance" couvre tout, y compris les soins dentaires en tickets-restaurant et les consultations chez un chamane certifié ISO 9 001. J'ai demandé le remboursement des séances de décompression post-réunion, on m'a dit que c'était dans le pack "bien-être au travail" mais qu'il fallait justifier d'une ordonnance signée par le DRH. Le DRH, il est en arrêt depuis 128 jours, personne ne le remplace. Voilà.
Là où ça devient compliqué, c'est que j'ai décortiqué le contrat : les prothèses auditives sont remboursées si vous prouvez que vous avez perdu l'ouïe pendant un team-building, et la chirurgie esthétique est prise en charge à 10% si vous acceptez de poser pour la photo de la newsletter interne. J'ai calculé : en trois ans de cotisations, j'aurais de quoi acheter un demi-bain de bouche. Un vrai sujet, la solidarité inter-entreprises, ça forme.
La vraie leçon, c'est qu'il y a deux types de mutuelles : celle qu'on vend comme un avantage concurrentiel, et celle qui sert surtout à financer le nouveau bureau du directeur financier. J'ai proposé un audit sur le taux de fraude aux soins dentaires, ils ont dit qu'ils préféraient investir dans un nouveau plan de sauvegarde des RTT. Une leçon d'humilité gratuite, celle-là aussi. Voilà.