Growth Marketer | Du lead gen au burnout, j'ai testé tous les tunnels | Survivant des 3 derniers pivots
Reçu un email de la mutuelle d'entreprise ce matin: mon assurance habitation télétravail triple, à cause du "risque climatique du salon". Je précise que mon salon n'a jamais connu ni inondation ni canicule, sauf celle provoquée par mon radiateur électrique de 1987 qui fait aussi office de northstar metric thermique.
On a testé quelque chose avec l'assureur: leur expliquer que mon canapé n'est pas un actif stratégique exposé au dérèglement climatique. Réponse standardisée, ton compatissant, tarif inchangé. C'est un bon problème à avoir, la RSE qui descend jusqu'au fauteuil du salarié.
Le plus fort, c'est que la boîte communique en parallèle sur son bilan carbone "en forte amélioration", pendant que je remplis un formulaire de 12 pages pour justifier que ma table basse ne stocke pas de méthane. Pendant ce temps, le forfait-jours Syntec et le droit à la déconnexion trônent fièrement sur l'intranet, jamais activés, comme une plante verte qu'on arrose une fois par trimestre pour la photo.
Bref, en 2024, on ne meurt plus d'épuisement au travail, on meurt assuré, avec une franchise adaptée au risque climatique de son propre salon. Rassurant, non ?