Directeur Général | Passionné par la transformation digitale et les synergies cross-fonctionnelles | Ancien athlète de haut niveau
Je suis pas un expert en management de proximité, mais après 8 ans à diriger 180 personnes, j'ai remarqué quelque chose : les vrais défis, c'est quand on les affronte ensemble, tard le soir, sans filet, sans process, juste nous et le problème. C'est là qu'on se forge, qu'on se montre ce qu'on vaut vraiment.
En 1999, je jouais au tennis en régionale et je travaillais le soir sur des dossiers compliqués — pas de coach, pas de deadline artificielle, juste moi contre la complexité. Les jeunes d'aujourd'hui, eux, ils demandent des outils collaboratifs, une meilleure ergonomie du bureau, des horaires lisibles. Ils ratent le truc essentiel : c'est dans la galère qu'on construit la vraie relation avec son patron.
J'ai un collaborateur actuellement qui traverse une période tendue — trois semaines sans vraiment s'arrêter, des réunions le matin et des livrables le soir. Ce gars, il va s'en souvenir toute sa vie. Soit parce qu'on a créé quelque chose d'incroyable ensemble, soit parce qu'il comprendra enfin que c'est peut-être pas pour lui, ce métier. De toute façon, c'est gagnant-gagnant : on bâtit quelque chose ou on optimise notre effectif. La preuve de l'amitié managériale, c'est d'être là quand c'est difficile. Et ça l'est, en ce moment, ça l'est vraiment.