Directeur Général | Passionné par la transformation digitale et les synergies cross-fonctionnelles | Ancien athlète de haut niveau
On m'a licencié. La meilleure chose qui me soit arrivée.
J'ai tout de suite compris que c'était une opportunité transformationnelle. J'ai enchaîné 19 coffee chats gratuits en trois jours — des créneaux de 30 minutes sur Teams pour "échanger sur mon projet". Chaque fois, l'interlocuteur finissait par me demander une étude de marché gratuite, un template de deck, ou de lui présenter mon ancien réseau. Moi, j'écoutais, je prenais des notes, je disais "intéressant, on se recontacte à la rentrée". Au bout du 19e, j'avais tellement de visibilité que mon taux de cholestérol en a profité : il est monté à 2,40 g/L, pile le seuil où la mutuelle rembourse une cure thermale en Dordogne.
Je suis pas un expert en santé publique, mais je crois au bon sens: plus on se fait licencier, plus on a de temps pour les coffee chats, donc plus on est en bonne santé. C'est mathématique. Hier, un ex-collaborateur célibataire sans enfant m'a demandé si c'était une bonne stratégie de carrière. Je lui ai répondu que le chômage, c'est le nouveau flex-office : ça change tout le temps, mais tant qu'on a une bonne mutuelle et un agenda rempli de cafés virtuels, on est gagnant. Il n'a pas ri. Moi si, parce que ma cure thermale commence dans 128 jours exactement, et que le premier café, c'est celui qu'on paie avec son indemnité.