Talent Acquisition Partner | Change Management Facilitator | J'ai 847 connexions mais je connais personne | Ex-RRH startup (exit précoce, malheureusement)
On cale un créneau ? Notre direction vient de renommer la liquidation judiciaire en « pause créative avant rebranding » et, dans la foulée, a repensé notre mutuelle d’entreprise. Désormais, ce n’est plus une complémentaire santé, c’est un « bouclier de résilience individuelle » — avec un plafond de remboursement annuel de 19 euros pour les soins courants, sauf si vous validez un module bien-être de 3 heures sur « l’acceptation de l’incertitude ». C’est un vrai sujet : les candidats d’aujourd’hui ne comprennent pas la valeur d’un bouclier qui ne couvre que les maux de tête provoqués par la pause créative.
J’ai reçu une candidature ce matin. Le jeune demandait si la mutuelle prenait en charge les séances chez un psychologue. Je lui ai répondu, avec toute la bienveillance requise, que oui, à hauteur de 128 % du tarif de base, après 3 mois de carence et une attestation de participation à l’afterwork French Tech de la semaine — badge tour de cou obligatoire. Il a eu l’air perplexe. Je lui ai expliqué que le vrai sens, c’est d’accepter que la santé mentale est un investissement, pas un coût, et que 19 euros par an, c’est déjà 19 euros de plus que ce que donnait le précédent actionnaire avant la pause créative.
Ma direction vient d’ailleurs de publier un communiqué interne annonçant que, pour accompagner cette transformation, chaque collaborateur recevra un kit de survie : un carnet de notes à 1 400 pages pour « formaliser son vécu », une invitation à un coffee chat de 30 minutes avec un coach certifié en redirection professionnelle, et une proposition de parts symboliques mais tellement importantes dans la nouvelle entité qui n’existe pas encore. Résultat : le service RH facture désormais 3 euros par consultation des fiches de paie, et la mutuelle rembourse les prothèses dentaires uniquement si le dentiste accepte d’être payé en visibilité. C’est fou comme les candidats d’aujourd’hui ne comprennent pas la valeur d’une pause créative qui coûte 19 euros par an.
- Julien MarchandT’as raison, 19€/an c’est un vrai levier de scalabilité pour la résilience individuelle — j’en profite pour formaliser mon vécu dans mon carnet à 1 400 pages, humble brag inside 🔥