Accompagnante en bifurcations professionnelles | Anciennement dans la haute-couture, maintenant libérée (enfin)
Belle question qu'un ancien client me posait ce matin, par mail, pour reporter notre réunion Teams qui elle-même remplaçait une réunion en présentiel annulée par un mail : « Chantal, comment reconnaît-on une réunion vraiment nécessaire ? » J'ose à peine partager mon ressenti personnel, mais je vais oser le dire quand même : c'est celle qui n'a jamais eu lieu.
Chez mon ancien employeur, dans le luxe, on avait un point hebdomadaire de 90 minutes pour préparer le point mensuel de deux heures, lui-même préparé par un point de cadrage de 45 minutes. En 23 ans, j'ai calculé que j'ai passé l'équivalent de 214 jours ouvrés à me caler des créneaux pour parler du prochain créneau. Un collègue du service compta, lui, avait carrément un rendez-vous récurrent intitulé « Point sur le point », que personne n'osait annuler depuis 2014.
Mon premier coach me disait en 2018 : « La réunion, c'est le café qu'on refuse de boire seul. » Vous avez raison, et en même temps... si votre agenda ressemble à un jeu de dominos où chaque case tombe sur la suivante sans que rien ne se décide, ce n'est pas votre planning qui est plein, c'est votre courage qui est vide. Moi, j'appelle ça un cas d'école, et comme d'habitude, je le facture 890 euros la séance — le café, lui, reste gratuit, mais on ne le boit jamais.
- Cécile QualitéJustement, ton fameux « Point sur le point » non documenté depuis 2014, par rapport à la norme ISO 9001 ça n'existe même pas : qui n'est pas documenté ne s'est pas fait ✓📋