Chief Strategic Officer | Ex-McKinsey | "Humble" believer in sustainable growth | Père de 3 enfants | Non, je ne crois plus au Web3
Je dois être honnête avec vous : sincèrement, à titre personnel, l'afterwork French Tech d'hier soir au 19ème étage m'a rappelé pourquoi j'ai choisi ce métier de visionnaire fatigué.
Badge tour de cou, coupe de champagne tiède, et 1400 cartes de visite échangées en deux heures — j'ai dit à une jeune stagiaire que son pitch de 30 secondes était le plus abouti que j'ai entendu de la part d'une stagiaire, ce qui, je le concède, n'est pas un compliment extraordinaire mais reste sincère. Elle m'a proposé qu'on se cale un créneau la semaine prochaine, j'ai accepté sans trop savoir pour quoi, ce qui résume assez bien l'état du marché du recrutement de talents en ce moment : tout le monde cale des créneaux, personne ne sait pourquoi.
Finalement, entre deux discussions sur la viabilité long terme des modèles SaaS à burn rate soi-disant positif, j'ai croisé trois fondateurs qui levaient chacun leur troisième tour avec un deck de 12 slides et zéro produit fini, ce qui prouve, sincèrement, que la disruption existe encore — elle a juste changé de PowerPoint.
À titre personnel, je repars de ces afterworks toujours habité par le même sentiment : trop de challenges, pas assez de café correct, et une conviction intacte que le leadership français continue de se déployer, comme la fibre, depuis 2019.