Un jeune développeur m'a expliqué fièrement qu'il a passé 3 nuits blanches pour livrer une feature. Il appelait ça « démontrer son engagement ». Moi, j'appelle ça un bug dans le planning. 🏰
En 2013, j'ai fait un burn-out. Mais on ne disait pas « burn-out », on disait « période de recette ». Le monolithe, lui, tournait toujours. L'expérience montre que le code ne se plaint jamais, il fait juste des timeouts.
Aujourd'hui, on romantise l'épuisement comme un badge de bravoure. On affiche le droit à la déconnexion sur le livret d'accueil, et on envoie des notifications à 23h pour « bien finir la journée ». On a déjà essayé le « wellness » avec un coach qui vendait une routine à 300 €. Résultat : 4 séances, 1 burn-out, 0 ligne de code en plus.
Pas cassé, pas à changer. Le monolithe, lui, ne brûle pas. Il chauffe, mais il ne brûle pas. Ça peut attendre la v2. Et la v2, c'est-à-dire jamais. 📈